Quand on prépare un voyage au Pérou, on tombe très rapidement sur les photos du Machu Picchu. C’est souvent l’image qui fait rêver et qui pousse à réserver un billet d’avion. Pourtant, ce qui m’a le plus marqué dans cette aventure n’est finalement pas le Machu Picchu lui-même, mais le chemin pour y arriver. Alors que la plupart des voyageurs connaissent l’Inca Trail, il existe une autre façon de rejoindre la cité inca : le trek du Salkantay. Moins réglementé, plus flexible et souvent moins cher, il traverse des paysages incroyablement variés, allant des sommets enneigés de la cordillère des Andes jusqu’aux portes de la jungle péruvienne.
La plupart des agences proposent le trek en 4 ou 5 jours, mais après avoir regardé les distances et discuté avec plusieurs voyageurs, j’ai décidé de tenter une version en 3 jours. C’était ambitieux, parfois fatigant, mais c’est aujourd’hui l’un de mes meilleurs souvenirs de voyage.
Avant de partir : le meilleur conseil que je puisse vous donner
Avant même de quitter Cusco, j’ai pris une décision qui a probablement rendu le trek beaucoup plus agréable. J’ai vidé mon sac à dos. Enfin presque. J’ai gardé uniquement ce dont j’avais besoin pour quatre jours et j’ai laissé le reste de mes affaires à mon auberge. La plupart des hostels de Cusco proposent de garder gratuitement vos affaires pendant quelques jours. Il suffit simplement de les prévenir avant votre départ. Cela peut sembler anodin lorsqu’on prépare son sac, mais après plusieurs heures de marche en altitude, chaque kilo économisé fait une énorme différence.
Pour rejoindre Soraypampa, le point de départ du trek, plusieurs options existent. Beaucoup de voyageurs prennent un collectivo depuis Cusco jusqu’à Mollepata avant de poursuivre jusqu’à Soraypampa. De mon côté, j’avais choisi la simplicité en passant par une agence locale qui m’a directement conduit sur place. Peu importe la solution choisie, je vous conseille de toujours prévoir du liquide. Les droits d’entrée du trek doivent généralement être payés en espèces et il est toujours préférable d’avoir quelques soles supplémentaires sur soi.
Comme souvent au Pérou, tout ne s’est pas déroulé exactement comme prévu. Une partie de la route s’était effondrée et j’ai finalement dû marcher quelques kilomètres supplémentaires avant même d’atteindre Soraypampa. Rien de dramatique, mais cela donne rapidement le ton de l’aventure
Jour 1 : Laguna Humantay, une entrée en matière spectaculaire
Une fois arrivé à Soraypampa, je me suis installé au Soraypampa Hostel. C’est probablement l’hébergement le plus pratique si vous souhaitez partir tôt le lendemain matin. Les chambres sont simples, les dortoirs basiques et internet est quasiment inexistant, mais l’endroit remplit parfaitement son rôle. Il existe même une option très économique avec douche froide et confort minimal pour ceux qui voyagent avec un budget serré.
Après avoir déposé mes affaires, je suis immédiatement parti vers la Laguna Humantay. Située à quelques kilomètres seulement du village, cette lagune est devenue l’une des attractions naturelles les plus populaires de la région de Cusco. La montée prend environ une heure et demie et elle est plus exigeante qu’elle n’en a l’air. L’altitude se fait rapidement sentir, surtout pour les voyageurs qui viennent d’arriver dans la région. Heureusement, j’avais déjà passé plusieurs jours à Cusco et mon corps était relativement bien acclimaté. Dans le shuttle, certaines personnes mâchaient des feuilles de coca pour limiter les effets du mal des montagnes, une pratique très répandue dans les Andes.
Plus je montais, plus les paysages devenaient impressionnants. Puis, après un dernier effort, la Laguna Humantay est apparue. Malgré toutes les photos que j’avais vues avant mon voyage, je n’étais pas préparé à ce spectacle. L’eau affichait une couleur bleu turquoise presque irréelle tandis que les sommets enneigés qui l’entouraient se reflétaient à sa surface. Pendant quelques instants, j’ai simplement observé le paysage sans sortir mon téléphone.
Comme beaucoup de voyageurs, je me suis d’abord installé près du point de vue principal. Puis j’ai décidé de m’éloigner un peu. Quelques minutes de marche suffisent pour trouver un endroit beaucoup plus calme où l’on peut réellement profiter de l’atmosphère du lieu. J’y suis resté près d’une heure à contempler le paysage, à méditer et simplement à apprécier le silence. Avec le recul, c’est probablement l’un des moments les plus paisibles de tout le trek.
La descente vers Soraypampa est beaucoup plus facile et m’a pris environ une heure. De retour à l’auberge, j’ai passé le reste de l’après-midi à me reposer dans le jardin avec vue sur les montagnes. L’ambiance était particulièrement agréable. Les voyageurs arrivaient progressivement, échangeaient leurs plans pour le lendemain et profitaient du calme avant la grosse journée qui nous attendait tous.
Le soir, l’auberge organise un repas commun qui permet facilement de rencontrer d’autres randonneurs. J’ai notamment discuté avec plusieurs Français qui prévoyaient de partir avant le lever du soleil. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que je n’avais pas de lampe frontale. Heureusement, je ne comptais pas partir dans l’obscurité, mais si vous prévoyez ce trek, pensez vraiment à en emporter une. C’est probablement l’accessoire que j’ai le plus regretté de ne pas avoir pris.
Avant de me coucher, j’ai également commandé un petit-déjeuner à emporter pour le lendemain matin. Une excellente idée lorsque l’on prévoit plusieurs heures de marche dès l’aube.
Jour 2 : le passage du col du Salkantay
Le lendemain matin, je me suis réveillé dès les premières lueurs du jour. Vers 5 h 30, j’étais déjà sur le sentier. Ce départ matinal s’est révélé être l’un des meilleurs choix du trek. Les groupes organisés n’étaient pas encore partis et pendant plusieurs kilomètres, j’ai eu l’impression d’avoir la montagne pour moi tout seul.
Depuis Soraypampa, le sentier longe un petit pont avant de commencer progressivement son ascension vers le col du Salkantay. C’est la partie la plus exigeante du trek puisque le col culmine à 4 629 mètres d’altitude. L’air devient plus rare, les pauses plus fréquentes et chaque montée paraît plus longue qu’elle ne l’est réellement. Pourtant, difficile de se plaindre lorsque l’on est entouré d’un décor pareil.
Face à moi se dressait le Salkantay, une montagne culminant à 6 271 mètres d’altitude. Son sommet enneigé dominait toute la vallée et semblait presque irréel. Malgré le froid matinal du mois de mai, le ciel était dégagé et les conditions étaient idéales pour profiter du paysage. J’avais enfilé un sweat et une veste légère, largement suffisants pour cette montée.
Vers 7 h 40, j’ai finalement atteint le col. Le panorama est tout simplement exceptionnel. Un petit lac apparaît à proximité du sommet et l’on aperçoit déjà les vallées verdoyantes qui s’étendent beaucoup plus bas. C’est également à cet endroit que l’on réalise à quel point le trek du Salkantay est unique. En quelques heures seulement, les paysages commencent déjà à se transformer complètement.
La descente vers Chaullay est probablement l’une des parties les plus spectaculaires du parcours. Peu après le col, on traverse une immense vallée recouverte de rochers géants dispersés un peu partout. Le décor paraît presque préhistorique. Puis la végétation commence progressivement à réapparaître. On longe une rivière, les températures augmentent et l’environnement devient de plus en plus vert.
Vers 9 heures, je suis arrivé à Wayramachay, un petit village situé à environ 3 850 mètres d’altitude. Le contraste avec le sommet était déjà frappant. Le soleil réchauffait agréablement l’air et j’ai même aperçu plusieurs rapaces planer au-dessus de la vallée.
Au fil des kilomètres, le sentier s’enfonce davantage dans une végétation dense qui rappelle déjà les portes de la jungle. Vers midi, j’ai atteint Chaullay. C’est là que la majorité des randonneurs passent leur deuxième nuit. Pourtant, il était encore relativement tôt et je me sentais en pleine forme. J’ai donc décidé de continuer jusqu’à Lucmabamba.
Avec le recul, cette décision a rendu ma journée beaucoup plus difficile mais aussi beaucoup plus mémorable.
À peine avais-je quitté Chaullay qu’une pluie tropicale s’est abattue sur la vallée. En quelques minutes, j’étais complètement trempé. Le sentier est devenu boueux, l’humidité est montée en flèche et chaque kilomètre semblait plus long que le précédent. Malgré tout, l’atmosphère de la jungle sous la pluie avait quelque chose de fascinant.
Après environ trois heures et demie supplémentaires de marche, je suis finalement arrivé à Lucmabamba et au Fred and Bed Hostel. Cet hébergement est probablement l’une de mes plus belles découvertes du trek. Installé au cœur d’une plantation de café, il offre une ambiance incroyablement chaleureuse. Le propriétaire nous a fait visiter une partie de l’exploitation et nous a expliqué le processus de production du café local.
Le soir, tous les voyageurs se sont retrouvés autour d’un repas partagé. Après près de trente kilomètres de marche, une douche chaude, un repas maison et un lit confortable étaient exactement ce dont j’avais besoin. Je me suis endormi avec le bruit de la jungle en arrière-plan en sachant que le Machu Picchu n’était désormais plus très loin.
Jour 3 : direction Aguas Calientes
Le lendemain matin, le réveil a sonné une nouvelle fois avant le lever du soleil. Après deux jours de marche, les jambes commençaient à être un peu lourdes, mais l’idée d’atteindre enfin le Machu Picchu suffisait largement à trouver la motivation nécessaire pour sortir du lit. Vers 5 h 30, nous étions déjà sur le sentier.
Contrairement à la veille, cette troisième journée se déroule à une altitude beaucoup plus basse. L’air est plus chaud, la végétation est omniprésente et l’ambiance ressemble davantage à une randonnée dans la jungle qu’à un trek andin. Le sentier commence par une montée assez soutenue qui réveille rapidement les muscles. Après plusieurs dizaines de minutes d’effort, les premiers points de vue apparaissent sur la vallée.
Vers 7 h 20, je suis arrivé au sommet de cette montée. Si les nuages sont coopératifs, il est possible d’apercevoir au loin le Machu Picchu. Ce matin-là, la visibilité était plutôt bonne et j’ai pu distinguer les montagnes qui entourent le site. Ce n’était qu’un aperçu, mais après plusieurs jours de marche, cela suffisait largement à rendre le moment spécial.
À partir de là, le sentier devient plus roulant avant de commencer une longue descente vers Hydroelectrica. Les paysages sont magnifiques tout au long du parcours. On traverse plusieurs zones dégagées qui offrent de superbes vues sur la vallée et la rivière en contrebas. Après deux jours passés à évoluer dans des environnements complètement différents, je continuais d’être surpris par la diversité des paysages que propose le trek du Salkantay.
En arrivant à Hydroelectrica, une nouvelle étape commence. Pour rejoindre Aguas Calientes, il faut suivre la voie ferrée sur environ dix kilomètres. Cette portion n’est pas particulièrement difficile mais elle peut paraître longue, surtout après plusieurs jours de marche. C’est également ici que l’on commence à croiser beaucoup plus de touristes. Certains arrivent directement en bus jusqu’à Hydroelectrica avant de marcher uniquement cette dernière section pour économiser le prix du train.
Même si cette portion est moins spectaculaire que le reste du trek, elle possède son charme. D’un côté, les montagnes couvertes de végétation ; de l’autre, la rivière Urubamba qui accompagne le chemin. Et surtout, ces rails mythiques sur lesquels circulent les trains menant au Machu Picchu.
Aux alentours de 12 h 30, j’ai finalement atteint Aguas Calientes.
La chasse aux billets du Machu Picchu
Si vous retenez une leçon de mon expérience, c’est probablement celle-ci : essayez de réserver votre billet pour le Machu Picchu à l’avance.
Je ne l’avais pas fait.
À mon arrivée à Aguas Calientes, je me suis donc dirigé vers l’office de vente des billets situé près de la place principale. Le fonctionnement est un peu particulier. J’ai d’abord dû faire une première file d’attente pour obtenir un ticket me permettant de revenir plus tard dans la journée. Puis, vers 20 heures, j’ai dû revenir faire la queue une seconde fois afin de choisir un circuit pour le lendemain.
Le système fonctionne, mais il demande du temps et surtout un peu de stress supplémentaire dont on pourrait facilement se passer après trois jours de randonnée.
Si vous le pouvez, réservez directement votre billet en ligne avant votre départ. Vous aurez beaucoup plus de choix concernant les horaires et les circuits disponibles.
Une nuit bien méritée à Aguas Calientes
Aguas Calientes est une ville entièrement tournée vers le tourisme. Tout le monde est là pour la même raison : visiter le Machu Picchu.
Les prix y sont naturellement plus élevés que dans le reste du Pérou et il est difficile d’y trouver de véritables bonnes affaires. Après quelques recherches, j’ai finalement réservé une chambre au Hostal Sinchi Roca. Ce n’était pas l’hôtel du siècle, mais j’avais une chambre privée, une salle de bain et surtout un vrai lit confortable pour récupérer avant la visite du lendemain.
Après avoir déposé mes affaires, je suis parti manger dans un petit restaurant situé près de la Plaza de Armas. Les prix restaient raisonnables et la terrasse offrait une belle vue sur l’animation de la place. L’ambiance était assez particulière. Tout le monde semblait impatient pour le lendemain matin.
De mon côté, j’avais déjà préparé mon sac et vérifié plusieurs fois mes documents. Après trois jours de marche, je n’avais aucune envie de réaliser à l’entrée que j’avais oublié quelque chose.
Enfin, le Machu Picchu
Le réveil a sonné tôt une dernière fois.
Depuis Aguas Calientes, deux options permettent de rejoindre l’entrée du Machu Picchu. La première consiste à prendre le bus qui effectue la liaison en quelques minutes. La seconde est beaucoup plus économique : emprunter l’escalier qui grimpe directement jusqu’au site.
Après avoir parcouru le Salkantay Trek, je me suis dit que je n’étais plus à 400 mètres de dénivelé près.
J’ai donc choisi de monter à pied.
L’ascension dure environ une heure à une heure vingt selon votre rythme. Elle est physique, surtout après les jours précédents, mais elle offre une certaine satisfaction. Il y a quelque chose de particulier dans le fait d’atteindre le Machu Picchu uniquement grâce à ses jambes.
À l’entrée, il faut présenter son billet ainsi qu’une pièce d’identité. Un point important à noter : les gros sacs à dos ne sont pas autorisés sur le site. Des consignes sont disponibles à proximité de l’entrée pour ceux qui en auraient besoin. Je vous conseille également de passer aux toilettes avant de rentrer, car il n’y en a pas à l’intérieur du site archéologique.
J’avais réussi à obtenir une visite tôt le matin, ce qui est selon moi le meilleur moment de la journée. La lumière est magnifique et les risques de voir le site complètement noyé dans la brume sont généralement plus faibles qu’en fin d’après-midi.
Pour ma visite, j’avais choisi le Circuit 1. Si c’était à refaire, je prendrais exactement le même. C’est celui qui permet d’obtenir la vue la plus emblématique du Machu Picchu, celle que l’on retrouve sur toutes les cartes postales.
Lorsque je suis arrivé au premier point de vue, j’ai compris pourquoi cet endroit fascine autant les voyageurs depuis des décennies.
Les terrasses apparaissent progressivement entre les montagnes, entourées de pics abrupts recouverts de végétation. Même après avoir vu des centaines de photos, la réalité est impressionnante.
J’ai choisi de visiter le site sans guide afin d’avancer à mon rythme. Si vous êtes passionné d’histoire, un guide apporte évidemment énormément d’informations sur les différents bâtiments et sur la vie des Incas. Si votre budget est plus limité, il existe également une autre option : rester discrètement à proximité d’un groupe guidé et tendre l’oreille de temps en temps.
J’ai passé environ deux heures et demie à explorer le site. Comme les circuits sont à sens unique, il est impossible de revenir en arrière une fois engagé dans la visite. Prenez donc votre temps à chaque point de vue et profitez du moment.
Après plusieurs jours d’effort, se retrouver enfin au Machu Picchu procure une sensation difficile à décrire. Ce n’est pas seulement la beauté du lieu. C’est aussi le sentiment d’avoir gagné cette vue après tous les kilomètres parcourus depuis Soraypampa.
Le retour vers Cusco
Pour rentrer, plusieurs options existent. Certains voyageurs retournent à Hydroelectrica à pied avant de prendre un bus. C’est l’option la plus économique.
Après quatre jours d’aventure, j’ai décidé de me faire plaisir.
J’ai réservé un billet pour le train panoramique.
Et honnêtement, je ne regrette absolument pas cette dépense.
Les paysages défilent lentement derrière les grandes fenêtres tandis que la vallée s’ouvre progressivement devant vous. Après des jours passés à marcher, s’asseoir confortablement tout en admirant les montagnes procure une sensation assez agréable.
Depuis la gare, j’ai ensuite pris un bus qui m’a ramené à Cusco le jour même.
Quelques heures plus tard, je récupérais mon gros sac à l’auberge exactement là où je l’avais laissé quelques jours auparavant.
Budget total du trek
L’un des grands avantages du Salkantay Trek est qu’il peut être réalisé avec un budget relativement raisonnable.
Voici approximativement ce que j’ai dépensé :
- Transport jusqu’à Soraypampa : environ 30 soles
- Droits d’entrée du trek : environ 20 soles
- Soraypampa Hostel : environ 80 soles
- Fred and Bed Hostel : variable selon la saison
- Hostal Sinchi Roca : environ 35 €
- Billet Machu Picchu : selon le circuit choisi
- Train retour : environ 25 €
- Nourriture et dépenses diverses : variable selon votre style de voyage
Même en ajoutant quelques extras, cela reste généralement beaucoup moins cher qu’un trek organisé tout compris.
Ce que je referais exactement de la même manière
Avec le recul, plusieurs choix ont clairement amélioré mon expérience.
Je laisserais à nouveau la majorité de mes affaires à Cusco.
Je partirais encore très tôt chaque matin afin d’éviter les groupes.
Je dormirais sans hésiter au Fred and Bed Hostel à Lucmabamba.
Je monterais encore à pied jusqu’au Machu Picchu.
Et je reprendrais probablement le train panoramique au retour.
Ce que je ferais différemment
Cette fois-ci, je réserverais mon billet pour le Machu Picchu avant même de commencer le trek.
J’emporterais également une lampe frontale afin de pouvoir partir avant le lever du soleil si nécessaire.
Enfin, je prévoirais une protection imperméable un peu plus efficace pour mon sac. La pluie tropicale entre Chaullay et Lucmabamba m’a rappelé que la météo peut changer extrêmement vite dans cette région.
Mon avis final sur le Salkantay Trek
Si vous voyagez au Pérou avec un budget limité et que vous aimez la randonnée, je pense sincèrement que le Salkantay Trek est l’une des meilleures expériences que vous puissiez vivre.
Ce n’est pas seulement un moyen de rejoindre le Machu Picchu. C’est une aventure à part entière.
En seulement quelques jours, vous passez des sommets enneigés des Andes à la jungle tropicale, vous traversez des vallées isolées, vous dormez dans des auberges perdues au milieu des montagnes et vous découvrez certains des plus beaux paysages du pays.
Le Machu Picchu est évidemment exceptionnel, mais si je suis honnête, ce sont surtout les trois jours passés à marcher pour y arriver dont je me souviendrai encore dans plusieurs années.
Et au fond, c’est probablement ça la vraie magie du voyage.